Aires maritimes protégées: Une nécessité vitale

La formation, qui a demarré au quartier général des garde-côtes djiboutiens, est l’un des volets du projet multisectoriel d’aires marines protégées. Financé à travers le PNUD par les ressources du Fonds Mondial de l’Environnement à hauteur de 180 millions de nos francs, le programme implique les professionnels de divers secteurs d’activités les communautés de Khor Angar, de Godoria, de Ras Sian, des Iles Sept Frères, de Douda-Haramous, des Iles Moucha-Maskali et d’Arta dans la préservation de la biodiversité marine. Un objectif dont l’atteinte est d’une importance cruciale au développement durable de notre pays.

La biodiversité marine de Djibouti

  • Comme dans de nombreuses parties du monde, celle-ci est menacée tous les jours.
  • Cette formation permettra aux apprenants de connaître les règles et les principes fondamentaux de la protection de la biodiversité marine, de la navigation, de la sécurité et du comportement du personnel vis à vis de l’environnement sur le court terme.

Le quartier général des garde-côtes djiboutiens a abrité lundi dernier la cérémonie inaugurale d’une formation destinée aux gestionnaires et éco-gardes. Placé sous le patronage du ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Environnement, Mohamed Moussa Ibrahim Balala, l’évènement a regroupé sur place de nombreuses personnalités dont la Coordinatrice du Système des Nations Unies et Répresentante Résidente du PNUD à Djibouti, Hodan A. Haji Mahamud, et le commandant des garde-côtes, le colonel Wais Omar Bogoreh.

Ainsi, le lancement officiel de cette formation s’inscrit dans le cadre du projet d’aires marines protégées lequel a une dimension multisectorielle. Car il associe des professionnels issus des secteurs de l’agriculture, du tourisme, du commerce et des transports.

Financé à travers le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) par les ressources du Fonds Mondial de l’Environnement à hauteur de 180 millions de nos francs, le programme implique les communautés de Khor Angar, de Godoria, de Ras Sian, des Iles Sept Frères, de Douda-Haramous, des Iles Moucha-Maskali et d’Arta dans la préservation de la biodiversité marine. Un objectif dont l’atteinte est d’une importance cruciale au développement durable de notre pays.

S’exprimant à cette occasion la Représentante Résidente du PNUD a d’emblée relevé la richesse de la biodiversité marine de Djibouti. “Malheureusement, comme dans de nombreuses parties du monde, celle-ci est menacée tous les jours”, a-t-elle ajouté. Le constat résume assez la pertinence de cette formation qui permettra aux apprenants de connaître les règles et les principes fondamentaux de la protection de la biodiversité marine, de la navigation, de la sécurité et du comportement du personnel vis à vis de l’environnement sur le court terme.

A moyen et long terme, elle devrait constituer une pierre angulaire de la protection effective des ressources halieutiques, de la gestion efficace d’aires marines protégées et par conséquent, de la réduction durable de la pauvreté au niveau des zones concernées par le projet.

Inscrite en droite ligne des engagements pris au niveau national et international par la République de Djibouti, la présente formation se veut à la fois pragmatique et participative.

A entendre Mme Hodan Haji Mahamud, elle donnera notamment les outils nécessaires afin de pouvoir assurer l’atténuation des impacts négatifs de certaines pratiques de pêche au niveau des zones d’intervention du projet.

Elle a également l’ambition de constituer un espace d’échange autour d’un cadre futur de développement socioéconomique viable des régions ciblées par le projet.

Dans le cadre de la mise en œuvre du dit-projet, le PNUD a offert des équipements logistiques, trois bateaux et un véhicule, et une expertise au Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Environnement pour assurer une gestion efficace d’aires marines protégées à Djibouti.

Avant de clore ses propos, la coordinatrice–résidente du système des nations unies a exhorté les gestionnaires et éco-gardes à jouer le rôle de véritables ambassadeurs dans la protection de la biodiversité marine.

Et ce à travers de plaidoyers qui sensibilisent les jeunes et les moins jeunes au respect de l’environnement sans lequel le développement durable et la réduction de la pauvreté ne sont guère possibles.

De son côté, le ministre l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Environnement a rappelé que notre pays possède une biodiversité marine très riche avec une diversité marine, faunistique et floristique très importante. “Cette biodiversité est très souvent mise à mal par les activités anthropiques qui menacent sans cesse son équilibre naturel et surtout éco systémique”, a affirmé M. Mohamed Moussa Ibrahim Balala. Le ministre a également mis en exergue l’objectif ambitieux que le gouvernement s’est fixé: « Nous voulons que les aires Marines Protégées, actuellement à 2.5 % du territoire avec une superficie de 560km2, recouvrent 5% de nos eaux sous juridiction avant 2020″, a-t-il souligné en substance.

Dans cette optique, son département ministériel compte optimiser aux mieux le projet d’aires marines protégées qui tend à établir une gestion efficace et efficiente pour une meilleure protection de la biodiversité dans notre pays.

Notons au passage que celui-ci est novateur dans sa conception. il est prometteur dans ces perspectives. Car la protection de l’environnement est une préoccupation nouvelle qui focalise l’attention des responsables nationaux et internationaux.

L’avis est partagé par M. Balala qui accorde un intérêt particulier au succès de ce projet dont les grandes lignes sont conformes avec les orientations de la stratégie nationale de protection de l’environnement.

Sa conception répond aux aspirations dictées au niveau international par les différentes conventions et directives émanant de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) et traduites au niveau local par la volonté du gouvernement de se mettre au diapason de la problématique devenue aujourd’hui universelle, c’est à dire la résilience au changement climatique.

Enfin, le ministre a rendu hommage au PNUD pour son appui constant au pays et remercié les garde-côtes pour leur dévouement au service de l’intérêt général.