CPAC/ANM/PNUD : 40ème Forum de prévision climatique de la grande Corne de l’Afrique Après les discussions, les stratégies d’atténuation du réchauffement

27 mai 2016


Après deux jours d’intenses travaux, le quarantième forum de prévision climatique de la grande Corne de l’Afrique pour la saison pluvieuse (juin à août 2015) s’est clôturé hier au Kempinski. Compte rendu.

Les experts nationaux et régionaux ont clôturé hier au Kempinski les travaux du 40ème forum de prévision climatique de la grande Corne de l’Afrique. Ces assises avaient pour objectif d’établir les prévisions météorologiques pour les mois de juin, juillet et août. Les participants ont donc dressé un premier constat climatique pour cette période au cours de laquelle les différentes zones de la région devraient rester sèches.

La formulation de ce constat intervient dans le contexte de réchauffement des températures de surface de la mer dans l’océan Pacifique équatorial. Un phénomène qui est observé par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et les grands centres climatiques mondiaux.

Selon les avis concordants des météorologues internationaux, il y a environ 90% de chances que le phénomène climatique appelé “El Niño modéré” puisse se poursuivre jusqu’en été 2015 dans l’hémisphère nord.

Pour les néophytes, El Niño est l’un des phénomènes océaniques à grande échelle du Pacifique équatorial, affectant le régime des vents, la température de la mer et les précipitations. El Niño et La Niña constituent les deux phases opposées du phénomène Enso (El Niño Southern Oscillation) couplant océan et atmosphère.

Ce phénomène climatique, qui porte aujourd’hui le nom El Niño, correspond au réchauffement accentué des eaux de surface près des côtes de l’Amérique du Sud. Il est lié à un cycle de variations de la pression atmosphérique entre l’est et l’ouest du Pacifique, couplé à un cycle du courant océanique le long de l’équateur.

Lors d’un épisode El Niño, les hautes pressions du Pacifique Sud diminuent. Les alizés qui soufflent d’est en ouest faiblissent, voire se renversent. Les eaux chaudes de surface, accompagnées de nuages et de précipitations, refluent de l’ouest vers l’est.

En connaissance de cause, les intervenants du 40ème forum de prévision climatique de la grande Corne de l’Afrique ont formulé des stratégies d’atténuation de la prévision climatique, inhérente au réchauffement climatique, que les acteurs de divers secteurs (gestion des risques de catastrophes, agriculture et sécurité alimentaire, gestion des ressources en eau), les organisations non gouvernementales et partenaires au développement devraient mettre à profit.

Notons au passage que l’orientation et les informations précieuses de prévision ont été tirées d’un large éventail de sources, y compris les centres mondiaux de production de l’Organisation Mondiale de la Météorologie(OMM) et les services météorologiques et hydrologiques nationaux.

Rappelons enfin que ces données sont issues de l’utilisation combinée des modèles probabilistes et déterministes, et des analyses et interprétations des experts. Ce qui a permis d’obtenir des prévisions pluviométriques régionales pour la période de juin à août 2015.

40ème Forum de prévision climatique de la grande Corne de l’Afrique

 Ils ont dit…

Abdourahman Houmed-Gaba Maki, ICPAC : « Les résultats de ces travaux ont permis de donner des prévisions pour les saisons prochaines pour la corne de l’Afrique. Il faut savoir que la saison de juin-juillet-août est une saison importante pour la pluviosité car c’est la saison où l’on reçoit le plus de pluie malgré le fait que la pluviométrie reste faible. Cette saison étant cruciale, les prévisions ont donc démontré que la prochaine saison risquait d’être moins pluvieuse que la normale que l’on a connu pour cette saison durant les trente dernières années. Maintenant, il appartient au service de la météorologie nationale d’analyser à l’échelle de la RdD les conséquences de cette prévision et pour que ceci ne se transforme pas en désastre telle que la sécheresse qui pourrait affecter aussi bien les populations rurales qu’urbaines. Le manque d’eau que Djibouti pourrait connaitre avec le problème de l’insuffisance d’eau et comment se préparer à affronter ce genre de chocs climatiques sont des questions importantes. La recommandation principale émise pour Djibouti est que la prochaine saison, et ceci avec une forte probabilité, est le risque d’une sécheresse. En cas de sécheresse, il y a des actions à mener, pour que la sécheresse qui est un événement climatique ne se transforme en désastre. Et c’est là que sont formulées les recommandations au niveau des gouvernements à travers la météorologie nationale pour que les zones les plus vulnérables soient mises sous surveillance et pour que cette sécheresse n’affecte pas les populations vulnérables. Les changements climatiques sont réels, il faut agir pour éviter que ses effets ne soient néfastes aux populations et aux infrastructures du pays C’est la limite des scientifiques et le début pour les décideurs politiques. Nous émettons des prévisions, des annonces, des recommandations et des prédictions et derrière, nous demandons aux politiques de faire leur part pour alléger la vulnérabilité des populations ».

Guleid Artan, Directeur de l’ICPAC : « Vous savez, l’été est une saison importante pour les pays de l’Afrique de l’est. Et les experts qui se sont réunis étaient spécialisés dans le domaine de l’agriculture, de l’eau, des bétails, et ils sont issus de 11 pays. Il s’agit des huit pays de l’IGAD mais aussi des pays de la Communauté Ouest Africaine, le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie. Les conclusions émises sont que la pluviométrie pour les trois prochains mois sera très faible. Nous avons également parlé d’un nouveau phénomène appelé El Nino, susceptible de déclencher des pluies violentes dans les pays tels que l’Ethiopie, le Kenya et la Somalie ».

Abdourahman Youssouf Nour, Directeur Adjoint de l’Agence Nationale de la Météorologie : « La période de juin à août constitue une importante saison de pluie pour la région. En résumé, la prévision météorologique, diffusée au niveau du forum climatique indique le début du phénomène ” El Nino”. Mis à part le centre de la région de la Corne de l’Afrique qui correspond au Sud Soudan, la tendance générale est à la baisse. Ce qui signifie, en clair, un déficit pluviométrique prévu pour les trois prochains mois et du point de vue météorologique le début d’une phase de sécheresse pour la majeure partie de la région. L’Agence nationale de la météorologie présentera en détails, dans les jours à venir, la signification de cette prévision climatique pour Djibouti, et formulera des recommandations sur les actions à entreprendre ».

Source : La Nation.

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