Le Liban rénove ses marchés pour stimuler l’économie locale

Marché dans la vallée du Bekaa au Liban
Marché dans la vallée du Bekaa au Liban. PHOTO: DALIA KHAMISSY/UNDP

« Pendant l'hiver, nous nous asseyions sur des pierres et pataugions dans la boue. Mais maintenant, la route est bitumée et le marché est accessible et propre ».

Pour Amira Bou Zeid, une résidente de la vallée de la Bekaa au Liban, la rénovation du marché local grâce à un projet du PNUD, financé par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), a fait une réelle différence.

A retenir

  • Depuis le début du conflit en Syrie, près de 60% de la population est déplacée ou a fui le pays.
  • Près de 3,8 millions de Syriens sont réfugiés en Jordanie, au Liban, en Irak et dans d'autres pays voisins.
  • Les réfugiés Syriens constituent plus de 27 % de la population au Liban.

Le marché Al-Marj qui existe depuis des décennies était dans un état de délabrement avancé. Les clients déploraient le manque d’hygiène et l’insalubrité pendant la saison des pluies et les vendeurs étaient confrontés au manque d’électricité et d’étals adéquats pour exposer leurs marchandises.

« Le sol était recouvert de boue et de cailloux », se souvient Najah Abu Taha, un des vendeur. « Les clients ne venaient pas quand il pleuvait et le marché ne disposait d’aucun système d’assainissement ».

Ce manque d’infrastructures n’est qu'un exemple parmi tant d’autres de la vulnérabilité de cette communauté démunie à proximité de la frontière libano-syrienne. Alors que le conflit en Syrie entre dans sa quatrième année sans signe de répit, les régions frontalières à l’instar de la vallée de la Bekaa continuent de payer un lourd tribut à cette crise qui a déjà contraint près de 3,8 millions de Syriens à fuir leur pays pour se réfugier en Jordanie, au Liban, en Irak et dans d'autres pays voisins.

Ce projet a été lancé dans le cadre des efforts déployés par le PNUD pour faire face aux répercussions de la crise syrienne dans la région, afin d’aider les communautés locales à subvenir à leurs besoins immédiats, à se relever et à  soutenir le relèvement grâce à des gains de développement à long terme. La rénovation du marché Al-Marj a stimulé l'économie locale et a profité aussi bien aux Libanais qu’aux Syriens.

Aujourd'hui, la boue a cédé la place à l'asphalte ; une foule de vendeurs et d’acheteurs animent le marché qui dispose désormais d’un approvisionnement en électricité fiable et les clients viennent de tous les coins de la vallée de la Bekaa.
La rénovation du marché a entraîné des « changements positifs remarquables dans les affaires », dit Najah Abou Taha.

Abed al Rehman Alsayed Issa, un jeune Syrien de 26 ans résidant au Liban, est également de cet avis : « Ce marché rénové par le PNUD attire des clients de tous les villages environnants, ce qui  augmente nos revenus », dit-il. « Il y a 15 personnes dans ma famille et nous vivons tous de ce commerce ».

Luca Renda, le Directeur pays du PNUD au Liban, salue la générosité des Libanais tout en soulignant les difficultés auxquelles sont confrontées les communautés locales comme celles de la vallée de la Bekaa.

« La crise a pris une ampleur extraordinaire, mais les Libanais manifestent une solidarité tout aussi exceptionnelle en accueillant un si grand nombre de réfugiés dans leurs communautés » dit-il. « C’est un exemple pour le reste du monde ».
Avec plus de 120 000 réfugiés syriens qui continuent d'affluer chaque mois, le PNUD travaille en collaboration avec d’autres agences onusiennes  et ses partenaires pour mobiliser 166,8 millions de dollars afin d’aider les pays voisins qui accueillent des réfugiés.

Dans ce contexte de crise, le projet représente une lueur d’espoir.
« Le marché Al-Marj est devenu une référence », dit Najah. « J'ai maintenant plus de clients et mes gains ont augmenté ».

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