Les OMD font l’objet d’une évaluation de coût à Djibouti



Djibouti, le 08 octobre 2009 : Un Atelier National sur les Méthodologies d’Evaluation du Coût des OMD a eu lieu du 6 au 8 octobre 2009 au Palais du Peuple. L’atelier a été organisé par le Secrétariat Exécutif à la Solidarité Nationale, en étroite collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le Développement.

L’atelier avait pour objectif global de mettre en marche un processus d’évaluation des coûts associés avec les huit Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), qui sont, eux, composés de 18 cibles et 48 indicateurs. Ce processus permettra de budgétiser les ressources nécessaires pour s’attaquer à la pauvreté qui atteint une grande partie de la population djiboutienne.

Les travaux de cet important événement ont été lancés le matin du 6 octobre par M. Rachid Hassan Saban, Directeur de Cabinet du Premier Ministre, et M. Adama Toé, Chargé de Bureau du PNUD. Ont été convoqués à participer : les responsables publics chargés de la définition des stratégies nationales de développement, les responsables des projets et les entreprises de production de services publics, et les acteurs clés du secteur privé et de la société civile.

Les OMD visent à réduire la pauvreté extrême de moitié, sur la période de 1990 à 2015. Issus de la Déclaration du Millénaire adoptée en septembre 2000 par 191 pays, ils se veulent un cadre de référence standard pour tous les partenaires nationaux et internationaux, bilatéraux et multilatéraux. En fournissant des cibles et indicateurs concrets et communs, ils rendent plus efficace et amplifient l’impact des ressources déployées pour l’aide humanitaire et au développement.

L’Initiative Nationale pour le Développement Social (INDS), lancée par le Chef de l’Etat djiboutien en janvier 2007, constitue la stratégie nationale de réduction de la pauvreté, y compris l’atteinte des OMD. L’évaluation des coûts des OMD, entamée par la présente atelier, permettra de mieux aligner les OMD sur les politiques publiques découlant de l’INDS.

La première journée de l’atelier a été composée d’un rappel sur les OMD et les progrès accomplis par Djibouti envers leur atteinte, suivi d’un survol des méthodologies d’évaluation des coûts liés aux OMD. Au cours des deux journées suivantes les participants ont abordé des cas de bonnes pratiques en évaluation des coûts, des expériences en évaluation des coûts de différents ministères sectoriels, et la suivi évaluation et collecte de données. Les travaux ont pris fin avec la présentation et l’adoption de :

• une Synthèse Méthodologique sur l’évaluation des coûts des OMD à Djibouti ;

• une Feuille de route pour le processus d’évaluation des coûts des OMDs à Djibouti ;

• les Grandes Lignes des termes de référence d’une consultation pour réaliser l’évaluation des coûts des OMD à Djibouti.

Dans son discours d’ouverture, M. Rachid Hassan Saban a souligné les lacunes de la Matrice d’Action Prioritaire, actuel outil répartissant les actions nécessaires pour atteindre les OMD entre les différents ministères sectoriels. Selon lui, « il n’est un secret pour personne que l’évaluation financière des activités, actions, projets et programmes figurant dans cette matrice reste largement perfectible, du fait de problèmes méthodologiques reconnus et acceptés par tous ». « Le présent atelier, a-t-il poursuivi, vient combler cette insuffisance ».

Pour sa part, en guise de mot de lancement, M. Toé a livré sa vision de l’objectif à long terme des travaux programmés pour cet atelier, selon laquelle « la réalisation des OMD peut permettre à nos pays de mûrir sur le chemin de la démocratie, de grandir sur le théâtre de l’économie, de gagner en conviction, de retrouver confiance en nos potentialités, en un mot de faire le développement, c’est-à-dire faire en sorte que le plus grand nombre mange à sa faim, boit à sa soif, se loge décemment, se soigne contre la maladie, accède au savoir, jouit des libertés fondamentales et choisit librement le type de société qui lui convient ».

Les huit OMD sont :
• Réduire la pauvreté et la faim
• Assurer l’éducation primaire pour tous
• Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
• Réduire la mortalité infantile
• Améliorer la santé maternelle
• Combattre le VIH/Sida, le paludisme et d’autres maladies
• Préserver l’environnement
• Mettre en place un partenariat mondial pour le développement