Le MAEP, opportunité pour le suivi de la bonne gouvernance



Djibouti, le 27 janvier 2010 : Le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale et le Secrétariat Général du Gouvernement, avec le concours du Centre d’Oslo pour la Gouvernance (PNUD) et le bureau du PNUD à Djibouti, ont organisé un atelier sur les « Défis et opportunités concernant la préparation du processus du MAEP et l’élaboration d’un système national de suivi de la gouvernance », au Kulan Center du 27 au 28 janvier 2010.

Cet atelier fait suite à celui d’« Information et de sensibilisation à l’élaboration des indicateurs de suivi de la bonne gouvernance », tenu le 3 novembre 2009.

L’objet de l’atelier était de fournir aux acteurs clés les outils essentiels pour que Djibouti puisse entamer le processus d’auto-évaluation qui fait partie des étapes du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), dont les structures ont été institutionnalisées en août 2009. L’atelier avait également pour but d’explorer l’opportunité offerte par le MAEP pour mettre sur pied un système de suivi de la gouvernance à Djibouti. Ce système serait composé d’un ensemble d’indicateurs de suivi de la gouvernance qui restent à définir.


M. Badri Ali Bogoreh (centre), Secrétaire Général du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, prononce un discours à l'ouverture de l'atelier.

Depuis 2007, Djibouti met en œuvre une stratégie nationale de réduction de la pauvreté de deuxième génération dénommée Initiative Nationale de Développement Social (INDS). Cette dernière comprend un ensemble d’indicateurs liés à la pauvreté. En intégrant des indicateurs ciblant le domaine de la gouvernance, l’INDS serait renforcée. Dans ce cadre, le Secrétariat Général du Gouvernement, avec l’appui du PNUD, prend les démarches nécessaires pour mettre en place un système national de mesure et de suivi de la gouvernance.

Or, le processus d’auto-évaluation du MAEP porte sur le domaine de la gouvernance, entre autres. C’est dans cette optique que les participants à l’atelier ont été appelés à proposer un ensemble d’indicateurs qui formeront le noyau d’un système national de suivi de la gouvernance. Celui-ci pourra alimenter le questionnaire d’auto-évaluation du MAEP et permettre d’assurer un suivi de la gouvernance au-delà de l’exercice d’auto-évaluation du MAEP. Initiative novatrice qui susciterait pour Djibouti l’admiration de ses pairs.


M. Steven Gruzd (debout), de l'Institut Sud Africain des Affaires Internationales (SAIIA), et Mlle. Marie Laberge (à sa g.), du Centre d'Oslo pour la Gouvernance (PNUD), fournissent des éclaircissements sur le processus que les pays adhérents au MAEP doivent suivre.

Idéalement, cette démarche permettra à Djibouti de lancer l’auto-évaluation d’ici la fin de 2010, et de se préparer pour l’élaboration d’un plan national d’action basé sur les résultats.

L’atelier a été ouvert par M. Badri Ali Bogoreh, Secrétaire Général du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale. Il a bénéficié de l’appui de Marie Laberge, du Centre d’Oslo pour la Gouvernance (PNUD), de Steven Gruzd, de l'Institut Sud Africain des Affaires Internationales (SAIIA), et de Xavier Oudin, de DIAL, un institut de recherche français ayant une expertise en matière d’enquêtes de gouvernance.

Les participants à cet événement étaient des cadres des ministères clés, et des représentants des instituts de recherche, de la société civile, et du secteur privé, qui devront tous participer activement au processus du MAEP pour assurer sa réussite.